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dimanche 2 janvier 2011



par Djameleddine BENCHENOUF

L’heure est grave. Encore une fois, notre destin se joue sous nos yeux, et nous n’avons pas d’autre rôle, dans notre propre mise à mort, que d’y assister, en spectateurs désabusés.
Posons le problème en termes clairs :
Notre pays est l’otage d’une association de malfaiteurs.
Ces gens n’ont reculé devant rien, et ne reculeront devant rien, pour garder le pouvoir. Progressivement, leur vraie nature s’est révélée dans toute son ampleur, et nous assistons aujourd’hui à une coupe réglée du pays, sans aucune vergogne.
Ils se servent directement au Trésor public, en y puissant à pleines mains, ils dévorent le pays à pleines dents, et ne craignent plus de s’exhiber dans des réceptions chics, dans leurs somptueuses résidences aux USA, et ailleurs, où ils ont leurs aises, et où ils se comportent en parfaits citoyens de leur pays d’adoption, puisqu’ils l’enrichissent au moment où ils nous appauvrissent.

Ils s’associent ouvertement à des compagnies pétrolières qui pompent les richesses du pays. Ils ne craignent plus de faire des montages financiers d’une extrême irrégularité, comme Khalifa, BRC etc.
Ils n’ont pas hésité à manipuler la violence contre les populations qui ont été tentées de leur preferer un courant islamiste, en créant eux même des GIA, en créant une cellule du DRS chargée de concocter des fetwas de mort, etc.
Puis lorsque le contexte a neccessité un retour à la paix civile, ils n’ont pas hésité à s’auto amnistier, et à interdire à quiconque de porter un jugement sur leurs méfaits.
Ils n’ont pas hésité à violer leur propre constitution pour permettre à celui qui leur dispense la rente, de rempiler à un troisième mandat.
Aujourd’hui, le partage de la rente, la désignation du dauphin, et les luttes d’influences entre les clans pro-français, et pro-américains, les poussent à s’affronter.
Mais cela ne changera rien à un consensus entre eux: La pérennité de leur régime.
Que ce soit Saïd Bouteflika ou Ahmed Ouyahia, ou un autre, qui soit désigné, la nature du régime ne changera pas. Ils garderont le pays en l’état. Une façade de démocratie, et une réalité dans la rapine systémique.
Que pouvons nous faire pour les faire partir ?
Par la violence ?
Nous ne pourrons pas, parce qu’ils nous opposeront nos propres compatriotes. Et ceux qui ne demandent qu’à s’engager dans leur armée, ou dans leurs « forces de sécurité » se bousculent au portillon. Ce sont des mercenaires jetables et interchangeables. Un de perdu, dix qui attendent de le remplacer. C’est dommage mais c’est comme ça.
Par des voies pacifiques ?
Lesquelles ?
Une mobilisation citoyenne et la désobeissance civile ?
OUI !
Oui, en effet, il semble que ce soit la seule possibilité.
Mais il ne faut pas être naïf.
Ce régime n’est pas fou au point de se laisser éjecter aussi facilement.
Et donc, il a verrouillé les voies qui pourraient permettre de mobiliser les populations contre lui. Aussi simple.
Il s’est arrangé pour que les « partis » politiques qu’il autorise lui soient acquis, et il n’hésite pas à leur permettre un accès au râtelier. Le meilleur exemple de ces partis mercenaires se trouve dans le MSP et le PT.
Les partis qui ont un réel ancrage populaire, et qui tentent de le combattre ont été, soit laminés, comme le FIS, soit parasités, comme le FFS.
Les moyens de communication massive, comme la télé, la radio et les journaux, sont sous contrôle. Tous, sans exception.
Et il est quasiment impossible pour l’opposition réelle de trouver des moyens financiers pour lancer une chaîne de télévision. Parce que tout simplement, toutes les fortunes du pays, qui pourraient contribuer à cet effort de salut public, sont entre les mains du régime. Je ne crois pas que j’exagèrerais en affirmant qu’il n’existe pas un seul milliardaire algérien qui ne soit pas mouillé jusqu’au cou avec le régime.
Que faire alors ?
Continuer à tourner en rond, en discussions oiseuses ?
Faire des discours enflammés sur la nature du régime ?
Non ! Cela ne mènera à rien.
Alors, voilà ce que je suggère. A titre personnel. Une proposition que je soumet publiquement au groupe de l’Appel du 19 mars, et à tous ceux qui souhaitent le rejoindre.
En premier lieu, pour palier à la carence de mobilisation, nous devons nous organiser. En structure politique et en formation de combat.
Tous les Algériens, et ils sont nombreux, mais évoluant en ordre dispersé, doivent se structurer sous une formation politique qui ne doit pas demander à exister officiellement. On ne combat pas un régime en sollicitant de lui une autorisation et un budget.
Cette formation doit avoir un nom, un sigle, et un programme clair qui tienne en deux phrases: Chasser le régime et instaurer une démocratie dans le pays.
Cette Formation politique de combat doit avoir un espace d’expression central, pour que son discours ne soit pas parasité, et manipulé.
Cette formation doit être un Front de toutes les volontés sincères qui se dévouent pour le recouvrement de la dignité algérienne, quelles que soient leur conviction et leur ancrage politique.
Mais pour en arriver là, comment faire pour chasser le régime ?
La formation politique dans laquelle nous nous organiserons, qui n’est donc pas officielle, devra être structurée en groupes d’action.
Chaque groupe, dont le nombre doit être limité, n’aura de contact qu’avec la direction centrale, pour ne pas être infiltré.
Ces groupes, dans un premier temps, auront trois missions :
— Faire affluer des cotisations vers un compte bancaire central, pour financer le lancement et le fonctionnement d’une chaîne de télévision.
— Faire connaître aux algériens les consignes et les messages de la direction centrale, en les canalisant sur le site officiel de la Formation, par tous moyens, tracts, mails,sms, discussion avec leurs compatriotes dans les endroits publics, etc.
— Politiser leur entourage afin de l’amener à se constituer en groupes d’action.
Pour éviter la repression et les pressions sur les familles, les groupes d’action resteront anonymes, et agiront sous des noms de guerre. Chaque groupe portera un nom, de préfenrence celui d’un chahid, d’un disparu.
Par contre, les membres de la direction centrale, dans toute sa composante, devront être connus, même s’ils agissent depuis l’Algérie.
Et, si nous parvenons, avec ces méthodes, à financer la lancement d’une chaine de télévision, l’objectif de la désobéissance civile deviendra possible. A fortiori que la base militante pour y parvenir sera organisée, structurée et présente au sein de la population. Comme un poisson dans l’eau.
Et à ce moment là, le régime partira, parce qu’il n’aura plus le choix, et même parce que ceux de nos frères qui font partie de leurs « forces de sécurité » nous rejoindront massivement. Parce que nous aurons eu le moyen de leur ouvrir les yeux.
Alors, When to Free Viva l’Algérie ?
Djamaledine Benchenouf
14 février 2010

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